Dans les coulisses d’« Intersection » : Valentine et Raphaëlle remportent la 4e édition du concours d’éloquence
Le BV1 de l’IHECS a accueilli la finale de la 4e édition du concours d’éloquence « Intersection ». Le temps d’une soirée, les mots, les silences et les prises de position se sont succédé devant un public de plus de 350 personnes.
Autour du thème « Dans les coulisses du monde », 12 étudiantes et étudiants, réunis en six binômes, se sont affrontés lors de trois joutes oratoires, chaque duo défendant une position (pour ou contre) sur un sujet imposé.
Mais au-delà des prestations, un autre visage se donne à voir : celui des coulisses du concours, où tout commence… et se prolonge bien au-delà de la scène.
Car « Intersection », c’est avant tout un parcours. Porté par les sections Relations Publiques, Communication Culturelle et Sociale et Éducation aux Médias, le projet est mené en collaboration avec les Ambassadeurs d’expression citoyenne, l’ASBL Réciproque et le CEHEG. Il accompagne les étudiantes et étudiants pendant 10 semaines d’ateliers, de formations, de coachings et de rencontres. Autant d’espaces pour tester, se tromper, recommencer pour peu à peu trouver sa voix.
Après une demi-finale à huis clos réunissant 19 demi-finalistes, six binômes ont été sélectionnés pour accéder à la finale :
- Cosmina Calencea et Abdessalam Haddou
- Trajan Jossart et Lina Talha
- Alexiane Frippiat et Elise Degols
- Mohamed Aguelmous et Louise Mouriamé
- Alisson Niyonzima et Gaël Zech
- Valentine Altairac et Raphaëlle Dewé
Sur scène, chaque duo a défendu une position imposée à travers un discours construit et incarné. Des prises de parole engagées, parfois intimes, souvent percutantes, ont su capter l’attention du public.
Toutefois, ces quelques minutes face au public sont le résultat d’un travail bien plus long. En coulisses, les étudiantes et étudiants racontent une expérience marquante, faite de rencontres et de découvertes.
Pour beaucoup, le projet a permis de tisser des liens inattendus et de se découvrir autrement : certains évoquent une expérience “enrichissante”, où la rencontre avec d’autres profils et d’autres sensibilités a renforcé le sentiment de groupe, tout en ouvrant un espace pour exprimer ce qui, jusque-là, était passé sous silence.
D’autres insistent sur l’intensité du processus : des semaines de préparation, des textes peaufinés, une entraide constante entre binômes et surtout la relation qui se construit à deux. Monter sur scène à deux, écrire, répéter, douter aussi, crée une complicité particulière. Une forme d’amitié qui dépasse le cadre du concours.
Dans ces coulisses, toutes et tous soulignent également la présence d’un encadrement attentif, toujours là pour accompagner, rassurer et encourager à chaque étape du parcours.
Face à la qualité et à la diversité des prestations, le jury, composé de Laure Englebert, présidente du jury, Chloé Colpé, Daphné D'Heur, Cindya Izzarelli et Gilles Dal, a salué l’engagement des finalistes. À l’issue de la délibération, c’est le binôme formé par Valentine Altairac et Raphaëlle Dewé qui a remporté cette 4e édition du concours « Intersection ». Une prestation également saluée par l’audience, qui a décerné au même duo un prix du public, introduit pour la première fois cette année et remis par le CEHEG, partenaire du projet. Une initiative qui reflète aussi la volonté du CEHEG de soutenir des espaces où les étudiantes et étudiants peuvent faire entendre leur voix et transmettre un message auprès du public.

En parallèle de la délibération, la soirée s’est poursuivie au LOFT 58 avec un moment musical proposé par Nel, alumni de l’IHECS et finaliste de la 2e édition. Elle y a présenté les titres de son EP Barbelés, offrant une respiration plus informelle au cœur de la soirée.
Au fil des éditions, « Intersection » s’impose comme un rendez-vous incontournable du calendrier de l’IHECS. Pendant plusieurs semaines, le projet devient un espace d’apprentissage, de rencontre et de découverte de soi pour les étudiantes et étudiants qui y participent. Un espace où la prise de parole devient un outil pour se construire, se confronter aux autres et incarner ses idées. « Intersection », finalement, est un projet qui se vit avant tout… dans les coulisses.












































































