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Lutte contre l’antisémitisme: La Belgique se cherche encore une stratégie

4 hours 55 min ago

Palais de la Nation où se réunit le Parlement fédéral Crédit: Edison McCullen.jpg

Alors que la Belgique fait face à une recrudescence d’actes antisémites sur son territoire, deux propositions de résolutions jointes ont été déposées au Parlement afin de renforcer la lutte contre ce phénomène. Mais leur portée suscite déjà des critiques.

Ce mardi 31 mars en commission parlementaire, François De Smet (DéFI) a présenté un texte visant à désigner un coordinateur national de lutte contre l’antisémitisme. De son côté, le MR a défendu une proposition plus large, appelant à un renforcement global des politiques en la matière.

Ces textes n’ont toutefois pas convaincu l’ensemble des députés. Certains jugent la désignation d’un coordinateur national peu efficace et coûteuse. « Un brol en plus » résume Benoit Lutgen (Les Engagés) pour qui cette mesure serait une structure supplémentaire qui apporterait de la confusion. 

Une situation qui se dégrade

Ces débats interviennent dans un contexte particulièrement préoccupant. Selon Unia, 192 dossiers liés à l’antisémitisme ont été ouverts en 2025. Cette tendance se confirme en actes concrets sur le terrain ; que ce soit l’attentat contre une synagogue à Liège ou plus récemment l’incendie d’un véhicule dans le quartier juif d’Anvers. 

Pour Yves Oschinsky, président du CCOJB (Comité de coordination des organisations juives de Belgique), la situation s’est « très largement aggravée depuis le 7 octobre 2023 ». « Chaque fois qu’il y a une tension au Moyen-Orient, il y a une répercussion pour la communauté juive » , explique-t-il. Il évoque également « une très forte inquiétude de la communauté juive qui en pousse certains à masquer leur appartenance à la communauté dans l’espace public ». 

Face à cette situation, les autorités ont renforcé la sécurité autour des sites sensibles, avec le déploiement de près de 200 militaires devant des écoles, synagogues ou encore l’ambassade d’Israël. Mais cette réponse, bien qu’elle rassure la communauté, « constitue simplement une mesure de dissuasion par rapport à des attentats mais n’est pas suffisante pour la communauté juive », explique Yves Oschinsky. 

Une Belgique à la traîne en Europe

Au niveau européen, la lutte contre l’antisémitisme s’est structurée ces dernières années. La Stratégie européenne de lutte contre l’antisémitisme et de soutien à la vie juive incite les États membres à prendre des mesures concrètes. Sur les 27 États membres, 23 pays ont déjà mis en œuvre des stratégies ambitieuses qui ont débouché sur des initiatives efficaces.

La Belgique reste l’un des seuls pays sans stratégie nationale.

Yves Oschinsky

Cependant, selon un rapport d’étape de la Commission européenne publié en octobre 2024, quatre pays ne disposaient toujours pas de stratégie nationale spécifique ni de mesures dédiées : la Belgique, la Lituanie, Malte et la Pologne.

Dans ce contexte, la Belgique apparaît en retrait. « Elle reste l’un des seuls pays sans stratégie nationale », déplore Yves Oschinsky.

Actuellement, la lutte contre l’antisémitisme est coordonnée au niveau interfédéral par le service Égalité des chances du SPF Justice. Ce mécanisme vise à instaurer une concertation entre autorités, associations juives et organismes de promotion de l’égalité. 

Par conséquent, la Belgique a désigné le chef du service Égalité des chances comme coordinateur chargé de la lutte contre l’antisémitisme.

Mais cette solution est jugée insuffisante. Le texte de François De Smet souligne que la désignation d’un haut fonctionnaire ne garantit pas l’indépendance nécessaire et ne répond pas à l’esprit de la Stratégie européenne.

Pour Yves Oschinsky, le mécanisme est inefficace : « C’est une personne qui consacre deux fois deux heures par an aux réunions et qui ne coordonne rien d’autre. » Il plaide pour un vrai coordinateur national : « L’objectif est d’avoir quelqu’un qui pilote réellement l’élaboration d’une stratégie de lutte contre l’antisémitisme. »

Des visions divergentes

Au Parlement, le consensus est loin d’être acquis. Une des alternatives proposées, jugée plus utile, serait un magistrat de référence au parquet qui traiterait des plaintes liées aux actes antisémites. Selon certains députés, c’est la justice qui doit s’occuper de la lutte contre l’antisémitisme. « Il faut des sanctions et pas nécessairement de la coordination » déclare Benoît Lutgen (Les Engagés). 

Si cette piste est jugée intéressante par le CCOJB, elle reste insuffisante. « Ce n’est qu’une petite réponse à une problématique beaucoup plus large », estime Yves Oschinsky.

Reste à savoir si les initiatives actuellement discutées permettront de répondre à l’ampleur du phénomène. Faute d’accord, la Belgique continuera d’avancer sans véritable stratégie.

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Guerre et Foi

Mon, 13/04/2026 - 17:06
La religion comme refuge aux victimes de la guerre en Ukraine

Crédits photo : Jules Schrooyen

Des bombardements permanents, une peur constante de la mort… comment Dieu survit-il chez ceux qui vivent en plein enfer ? Selon le centre de recherche Razumkov, environ 70% de la population ukrainienne est croyante. Certains ont rejoint la Belgique après l’invasion russe. Concilier sa croyance en un Dieu bon et tout-puissant avec l’expérience d’une invasion et de menaces permanentes n’est pas chose aisée. Pourtant les Ukrainiens n’ont pas l’air de céder à l’apostasie. En Belgique, des églises ont ouvertes. Elles sont des lieux d’accueil pour les victimes de la guerre et ont vu apparaitre des nouveaux croyants au sein leurs rangs.

Les Fois d’Ukraine .fou-wrap { display: flex; width: 100%; min-height: 480px; font-family: 'Titillium Web', sans-serif; background: #111; overflow: hidden; position: relative; } .fou-left { position: relative; width: 38%; flex-shrink: 0; cursor: pointer; overflow: hidden; } .fou-left img { width: 100%; height: 100%; object-fit: cover; display: block; transition: transform 0.5s ease, filter 0.5s ease; } .fou-left:hover img { transform: scale(1.04); filter: brightness(0.8); } .fou-left .fou-caption { position: absolute; top: 28px; left: 28px; color: #fff; font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 19.2573px; font-weight: 400; letter-spacing: 0.03em; line-height: 1.5; border-bottom: 1.5px solid rgba(255,255,255,0.55); padding-bottom: 6px; } .fou-left .fou-zoom-hint { position: absolute; bottom: 18px; right: 18px; background: rgba(255,255,255,0.15); backdrop-filter: blur(4px); border: 1px solid rgba(255,255,255,0.3); color: #fff; font-size: 1rem; letter-spacing: 0.08em; padding: 10px 20px; border-radius: 2px; opacity: 0; transition: opacity 0.3s ease; pointer-events: none; font-family: 'Titillium Web', sans-serif; } .fou-left:hover .fou-zoom-hint { opacity: 1; } .fou-right { position: relative; flex: 1; cursor: pointer; overflow: hidden; } .fou-right img { width: 100%; height: 100%; object-fit: cover; display: block; transition: transform 0.5s ease, filter 0.5s ease; } .fou-right:hover img { transform: scale(1.04); filter: brightness(0.65); } .fou-right .fou-zoom-hint { position: absolute; bottom: 18px; right: 18px; background: rgba(255,255,255,0.15); backdrop-filter: blur(4px); border: 1px solid rgba(255,255,255,0.3); color: #fff; font-size: 1rem; letter-spacing: 0.08em; padding: 10px 20px; border-radius: 2px; opacity: 0; transition: opacity 0.3s ease; pointer-events: none; font-family: 'Titillium Web', sans-serif; } .fou-right:hover .fou-zoom-hint { opacity: 1; } .fou-text-overlay { position: absolute; bottom: 0; left: 0; right: 0; padding: 40px 36px 36px 36px; background: linear-gradient(to top, rgba(0,0,0,0.82) 0%, rgba(0,0,0,0.0) 100%); pointer-events: none; } .fou-text-overlay p { font-family: 'Titillium Web', Arial, sans-serif; font-size: 19.2573px; color: rgba(255,255,255,0.88); line-height: 1.65; margin: 0; max-width: 420px; } .fou-lightbox { display: none; position: fixed; inset: 0; background: rgba(0,0,0,0.94); z-index: 99999; align-items: center; justify-content: center; cursor: zoom-out; animation: fouFadeIn 0.25s ease; } .fou-lightbox.active { display: flex; } @keyframes fouFadeIn { from { opacity: 0; } to { opacity: 1; } } .fou-lightbox img { max-width: 92vw; max-height: 90vh; object-fit: contain; border-radius: 2px; box-shadow: 0 20px 80px rgba(0,0,0,0.7); animation: fouSlideUp 0.3s ease; } @keyframes fouSlideUp { from { opacity: 0; transform: translateY(16px) scale(0.97); } to { opacity: 1; transform: none; } } .fou-lightbox-close { position: absolute; top: 20px; right: 24px; color: #fff; font-size: 2rem; line-height: 1; cursor: pointer; background: none; border: none; padding: 8px; opacity: 0.7; transition: opacity 0.2s; } .fou-lightbox-close:hover { opacity: 1; } .fou-lightbox-caption { position: absolute; bottom: 24px; left: 50%; transform: translateX(-50%); color: rgba(255,255,255,0.7); font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 0.8rem; letter-spacing: 0.06em; text-align: center; white-space: nowrap; } @media (max-width: 600px) { .fou-wrap { flex-direction: column; min-height: auto; } .fou-left { width: 100%; height: 260px; } .fou-right { height: 340px; } .fou-text-overlay { padding: 24px 20px 20px; } } Église Saint Joseph,
Anderlecht Voir l’image en plein écran

En Ukraine, la croyance majoritaire c’est le christiannisme orthodoxe oriental mais ce n’est pas pour autant la seule. Le protestantisme, le catholicisme ou la judaïsme peuvent également être retrouvé sur le prisme des croyances ukrainiennes

Voir l’image en plein écran × function fouOpenLightbox(src, caption) { document.getElementById('fouLightboxImg').src = src; document.getElementById('fouLightboxCaption').textContent = caption; document.getElementById('fouLightbox').classList.add('active'); document.body.style.overflow = 'hidden'; } function fouCloseLightbox() { document.getElementById('fouLightbox').classList.remove('active'); document.body.style.overflow = ''; } document.addEventListener('keydown', function(e) { if (e.key === 'Escape') fouCloseLightbox(); }); .apdp-wrap { position: relative; width: 100%; cursor: pointer; overflow: hidden; background: #111; } .apdp-wrap img { width: 100%; height: auto; display: block; transition: transform 0.5s ease, filter 0.5s ease; } .apdp-wrap:hover img { transform: scale(1.03); filter: brightness(0.75); } .apdp-overlay { position: absolute; bottom: 0; left: 0; right: 0; padding: 48px 48px 40px 48px; background: linear-gradient(to top, rgba(0,0,0,0.85) 0%, rgba(0,0,0,0.0) 100%); pointer-events: none; } .apdp-overlay h4 { font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 19.2573px; font-weight: 700; color: #fff; letter-spacing: 0.18em; text-transform: uppercase; line-height: 1.4; margin: 0 0 16px 0; } .apdp-overlay p { font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 19.2573px; color: rgba(255,255,255,0.88); line-height: 1.65; margin: 0; max-width: 680px; } .apdp-zoom-hint { position: absolute; bottom: 18px; right: 18px; background: rgba(255,255,255,0.15); backdrop-filter: blur(4px); border: 1px solid rgba(255,255,255,0.3); color: #fff; font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 1.4rem; letter-spacing: 0.08em; padding: 10px 20px; border-radius: 2px; opacity: 0; transition: opacity 0.3s ease; pointer-events: none; } .apdp-wrap:hover .apdp-zoom-hint { opacity: 1; } .apdp-lightbox { display: none; position: fixed; inset: 0; background: rgba(0,0,0,0.94); z-index: 99999; align-items: center; justify-content: center; cursor: zoom-out; animation: apdpFadeIn 0.25s ease; } .apdp-lightbox.active { display: flex; } @keyframes apdpFadeIn { from { opacity: 0; } to { opacity: 1; } } .apdp-lightbox img { max-width: 92vw; max-height: 90vh; object-fit: contain; border-radius: 2px; box-shadow: 0 20px 80px rgba(0,0,0,0.7); animation: apdpSlideUp 0.3s ease; } @keyframes apdpSlideUp { from { opacity: 0; transform: translateY(16px) scale(0.97); } to { opacity: 1; transform: none; } } .apdp-lightbox-close { position: absolute; top: 20px; right: 24px; color: #fff; font-size: 2rem; line-height: 1; cursor: pointer; background: none; border: none; padding: 8px; opacity: 0.7; transition: opacity 0.2s; } .apdp-lightbox-close:hover { opacity: 1; } .apdp-lightbox-caption { position: absolute; bottom: 24px; left: 50%; transform: translateX(-50%); color: rgba(255,255,255,0.7); font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 0.8rem; letter-spacing: 0.06em; text-align: center; white-space: nowrap; } @media (max-width: 600px) { .apdp-overlay { padding: 24px 20px 20px; } .apdp-overlay h4 { font-size: 16px; } .apdp-overlay p { font-size: 14px; } } Archiprêtre
Dimitry Popescu

Il n’y avait pas d’église affiliée à l’Église Orthodoxe Ukrainienne (EOU-PM) à Bruxelles avant l’invasion de l’Ukraine en 2022. Grâce à la demande populaire et, comme il le dit, « la volonté de Dieu », l’Archiprêtre Dimitri Popescu est parvenu à ouvrir cette première église. Avant cela, de nombreux Ukrainiens se rendaient dans des églises orthodoxes russes.

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dans l’oblast de Kiev

« Et j’ai regardé à travers une autre fenêtre et j’ai vu d’autres flammes et d’un coup je ne me souciais plus des bombardements. J’ai vraiment perdu la foi à ce moment. »

Voir l’image en plein écran × function mariaOpenLightbox(src, caption) { document.getElementById('mariaLightboxImg').src = src; document.getElementById('mariaLightboxCaption').textContent = caption; document.getElementById('mariaLightbox').classList.add('active'); document.body.style.overflow = 'hidden'; } function mariaCloseLightbox() { document.getElementById('mariaLightbox').classList.remove('active'); document.body.style.overflow = ''; } document.addEventListener('keydown', function(e) { if (e.key === 'Escape') mariaCloseLightbox(); }); .maria2-wrap { display: flex; width: 100%; background: #fff; font-family: 'Titillium Web', sans-serif; overflow: hidden; align-items: stretch; } .maria2-left { position: relative; width: 48%; flex-shrink: 0; cursor: pointer; overflow: hidden; } .maria2-left img { width: 100%; height: 100%; object-fit: cover; display: block; transition: transform 0.5s ease, filter 0.5s ease; } .maria2-left:hover img { transform: scale(1.04); filter: brightness(0.75); } .maria2-zoom-hint { position: absolute; bottom: 18px; right: 18px; background: rgba(255,255,255,0.15); backdrop-filter: blur(4px); border: 1px solid rgba(255,255,255,0.3); color: #fff; font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 1.4rem; letter-spacing: 0.08em; padding: 10px 20px; border-radius: 2px; opacity: 0; transition: opacity 0.3s ease; pointer-events: none; } .maria2-left:hover .maria2-zoom-hint { opacity: 1; } .maria2-right { flex: 1; padding: 40px 52px; display: flex; flex-direction: column; justify-content: center; box-sizing: border-box; } .maria2-right p { font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 19.2573px; color: #111; line-height: 1.65; margin: 0 0 1.2em 0; } .maria2-right p:last-child { margin-bottom: 0; } .maria2-lightbox { display: none; position: fixed; inset: 0; background: rgba(0,0,0,0.94); z-index: 99999; align-items: center; justify-content: center; cursor: zoom-out; animation: maria2FadeIn 0.25s ease; } .maria2-lightbox.active { display: flex; } @keyframes maria2FadeIn { from { opacity: 0; } to { opacity: 1; } } .maria2-lightbox img { max-width: 92vw; max-height: 90vh; object-fit: contain; border-radius: 2px; box-shadow: 0 20px 80px rgba(0,0,0,0.7); animation: maria2SlideUp 0.3s ease; } @keyframes maria2SlideUp { from { opacity: 0; transform: translateY(16px) scale(0.97); } to { opacity: 1; transform: none; } } .maria2-lightbox-close { position: absolute; top: 20px; right: 24px; color: #fff; font-size: 2rem; line-height: 1; cursor: pointer; background: none; border: none; padding: 8px; opacity: 0.7; transition: opacity 0.2s; } .maria2-lightbox-close:hover { opacity: 1; } .maria2-lightbox-caption { position: absolute; bottom: 24px; left: 50%; transform: translateX(-50%); color: rgba(255,255,255,0.7); font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 0.8rem; letter-spacing: 0.06em; text-align: center; white-space: nowrap; } @media (max-width: 600px) { .maria2-wrap { flex-direction: column; } .maria2-left { width: 100%; height: 280px; } .maria2-right { padding: 28px 20px; } .maria2-right p { font-size: 16px; } } Voir l’image en plein écran

En Ukraine, sa famille ne se rendait à l’église que pendant les grandes fêtes. C’est seulement à son arrivée en Belgique qu’elle a commencé à se rendre régulièrement à l’église, fréquentant l’Église Catholique Ukrainienne de Gand. Elle dit :
« J’ai trouvé un endroit où je peux aller, où je peux simplement être. Comme s’il y avait enfin un lieu de paix dans toute cette guerre. Un lieu où je peux être avec ma famille. Où je peux prier avec eux. Où je peux leur parler sans ressentir cette pression permanente de la guerre. Un lieu où je ne ressens pas la crainte de me faire bombarder. »

Elle a commencé à amener ses amis et sa famille à l’église. La prière la réconforte quand elle se fait du souci pour sa famille qui est encore en Ukraine.

× function maria2OpenLightbox(src, caption) { document.getElementById('maria2LightboxImg').src = src; document.getElementById('maria2LightboxCaption').textContent = caption; document.getElementById('maria2Lightbox').classList.add('active'); document.body.style.overflow = 'hidden'; } function maria2CloseLightbox() { document.getElementById('maria2Lightbox').classList.remove('active'); document.body.style.overflow = ''; } document.addEventListener('keydown', function(e) { if (e.key === 'Escape') maria2CloseLightbox(); }); Un Refuge pour les Réfugiés .viktor-wrap { position: relative; width: 100%; cursor: pointer; overflow: hidden; background: #111; } .viktor-wrap img { width: 100%; height: auto; display: block; transition: transform 0.5s ease, filter 0.5s ease; } .viktor-wrap:hover img { transform: scale(1.03); filter: brightness(0.75); } .viktor-top { position: absolute; top: 28px; left: 28px; pointer-events: none; } .viktor-top p { font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 19.2573px; font-weight: 400; color: #fff; line-height: 1.5; margin: 0 0 8px 0; padding-bottom: 8px; border-bottom: 1px solid rgba(255,255,255,0.5); display: inline-block; } .viktor-bottom { position: absolute; bottom: 12%; left: 28px; pointer-events: none; max-width: 50%; } .viktor-bottom h4 { font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 19.2573px; font-weight: 700; color: #fff; letter-spacing: 0.18em; text-transform: uppercase; line-height: 1.4; margin: 0 0 14px 0; } .viktor-bottom p { font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 19.2573px; color: rgba(255,255,255,0.85); line-height: 1.55; margin: 0; } .viktor-gradient { position: absolute; bottom: 0; left: 0; right: 0; height: 55%; background: linear-gradient(to top, rgba(0,0,0,0.78) 0%, rgba(0,0,0,0.0) 100%); pointer-events: none; } .viktor-zoom-hint { position: absolute; bottom: 18px; right: 18px; background: rgba(255,255,255,0.15); backdrop-filter: blur(4px); border: 1px solid rgba(255,255,255,0.3); color: #fff; font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 1.4rem; letter-spacing: 0.08em; padding: 10px 20px; border-radius: 2px; opacity: 0; transition: opacity 0.3s ease; pointer-events: none; } .viktor-wrap:hover .viktor-zoom-hint { opacity: 1; } .viktor-lightbox { display: none; position: fixed; inset: 0; background: rgba(0,0,0,0.94); z-index: 99999; align-items: center; justify-content: center; cursor: zoom-out; animation: viktorFadeIn 0.25s ease; } .viktor-lightbox.active { display: flex; } @keyframes viktorFadeIn { from { opacity: 0; } to { opacity: 1; } } .viktor-lightbox img { max-width: 92vw; max-height: 90vh; object-fit: contain; border-radius: 2px; box-shadow: 0 20px 80px rgba(0,0,0,0.7); animation: viktorSlideUp 0.3s ease; } @keyframes viktorSlideUp { from { opacity: 0; transform: translateY(16px) scale(0.97); } to { opacity: 1; transform: none; } } .viktor-lightbox-close { position: absolute; top: 20px; right: 24px; color: #fff; font-size: 2rem; line-height: 1; cursor: pointer; background: none; border: none; padding: 8px; opacity: 0.7; transition: opacity 0.2s; } .viktor-lightbox-close:hover { opacity: 1; } .viktor-lightbox-caption { position: absolute; bottom: 24px; left: 50%; transform: translateX(-50%); color: rgba(255,255,255,0.7); font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 0.8rem; letter-spacing: 0.06em; text-align: center; white-space: nowrap; } @media (max-width: 600px) { .viktor-bottom { max-width: 85%; bottom: 8%; } .viktor-bottom h4, .viktor-bottom p, .viktor-top p { font-size: 15px; } }

Église Bethanie,
Schaerbeek

Pasteur
Viktor Bulezyuk

Le Pasteur Bulezyuk derrière son lutrin. L’inscription derrière lui dit : « Que tout ce que vous faites se fasse avec amour » (1 Corinthiens 16:14)

Voir l’image en plein écran × function viktorOpenLightbox(src, caption) { document.getElementById('viktorLightboxImg').src = src; document.getElementById('viktorLightboxCaption').textContent = caption; document.getElementById('viktorLightbox').classList.add('active'); document.body.style.overflow = 'hidden'; } function viktorCloseLightbox() { document.getElementById('viktorLightbox').classList.remove('active'); document.body.style.overflow = ''; } document.addEventListener('keydown', function(e) { if (e.key === 'Escape') viktorCloseLightbox(); }); .bul2-wrap { aspect-ratio: 16 / 9; display: flex; width: 100%; background: #000; font-family: 'Titillium Web', sans-serif; overflow: hidden; align-items: stretch; } .bul2-left { position: relative; flex: 2; cursor: pointer; overflow: hidden; } .bul2-left img { width: 100%; height: 100%; object-fit: cover; display: block; transition: transform 0.5s ease, filter 0.5s ease; } .bul2-left:hover img { transform: scale(1.04); filter: brightness(0.65); } .bul2-text-overlay { position: absolute; bottom: 0; left: 0; right: 0; padding: 60px 40px 40px 40px; background: linear-gradient(to top, rgba(0,0,0,0.85) 0%, rgba(0,0,0,0.0) 100%); pointer-events: none; } .bul2-text-overlay p { font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 19.2573px; color: rgba(255,255,255,0.9); line-height: 1.65; margin: 0; } .bul2-right { flex: 1; position: relative; cursor: pointer; overflow: hidden; } .bul2-right img { width: 100%; height: 100%; object-fit: cover; object-position: center top; display: block; transition: transform 0.5s ease, filter 0.5s ease; } .bul2-right:hover img { transform: scale(1.04); filter: brightness(0.75); } .bul2-zoom-hint, .bul2-zoom-hint-right { position: absolute; bottom: 18px; right: 18px; background: rgba(255,255,255,0.15); backdrop-filter: blur(4px); border: 1px solid rgba(255,255,255,0.3); color: #fff; font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 1.4rem; letter-spacing: 0.08em; padding: 10px 20px; border-radius: 2px; opacity: 0; transition: opacity 0.3s ease; pointer-events: none; } .bul2-left:hover .bul2-zoom-hint { opacity: 1; } .bul2-right:hover .bul2-zoom-hint-right { opacity: 1; } .bul2-lightbox { display: none; position: fixed; inset: 0; background: rgba(0,0,0,0.94); z-index: 99999; align-items: center; justify-content: center; cursor: zoom-out; animation: bul2FadeIn 0.25s ease; } .bul2-lightbox.active { display: flex; } @keyframes bul2FadeIn { from { opacity: 0; } to { opacity: 1; } } .bul2-lightbox img { max-width: 92vw; max-height: 90vh; object-fit: contain; border-radius: 2px; box-shadow: 0 20px 80px rgba(0,0,0,0.7); animation: bul2SlideUp 0.3s ease; } @keyframes bul2SlideUp { from { opacity: 0; transform: translateY(16px) scale(0.97); } to { opacity: 1; transform: none; } } .bul2-lightbox-close { position: absolute; top: 20px; right: 24px; color: #fff; font-size: 2rem; line-height: 1; cursor: pointer; background: none; border: none; padding: 8px; opacity: 0.7; transition: opacity 0.2s; } .bul2-lightbox-close:hover { opacity: 1; } .bul2-lightbox-caption { position: absolute; bottom: 24px; left: 50%; transform: translateX(-50%); color: rgba(255,255,255,0.7); font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 0.8rem; letter-spacing: 0.06em; text-align: center; white-space: nowrap; } @media (max-width: 600px) { .bul2-wrap { aspect-ratio: 16 / 9; flex-direction: column; } .bul2-left { flex: none; height: 320px; } .bul2-right { flex: none; height: 280px; } }

Le Pasteur Bulezyuk a accueilli quarante Ukrainiens au sein de son église au début de la guerre. Le but était de leur offrir un toit le temps qu’ils puissent s’enregistrer à la commune et ensuite les aider à trouver un logement ou rejoindre une famille.

Voir l’image en plein écran Voir l’image en plein écran × function bul2OpenLightbox(src, caption) { document.getElementById('bul2LightboxImg').src = src; document.getElementById('bul2LightboxCaption').textContent = caption; document.getElementById('bul2Lightbox').classList.add('active'); document.body.style.overflow = 'hidden'; } function bul2CloseLightbox() { document.getElementById('bul2Lightbox').classList.remove('active'); document.body.style.overflow = ''; } document.addEventListener('keydown', function(e) { if (e.key === 'Escape') bul2CloseLightbox(); }); .bul3-wrap { position: relative; width: 100%; cursor: pointer; overflow: hidden; background: #111; } .bul3-wrap img { width: 100%; height: auto; display: block; transition: transform 0.5s ease, filter 0.5s ease; } .bul3-wrap:hover img { transform: scale(1.03); filter: brightness(0.7); } .bul3-overlay { position: absolute; top: 0; right: 0; bottom: 0; width: 55%; padding: 6% 5% 6% 4%; display: flex; flex-direction: column; justify-content: center; gap: 28px; background: linear-gradient(to left, rgba(0,0,0,0.72) 40%, rgba(0,0,0,0.0) 100%); pointer-events: none; box-sizing: border-box; } .bul3-overlay hr { border: none; border-top: 1px solid rgba(255,255,255,0.4); margin: 0 0 4px 0; width: 100%; } .bul3-overlay p { font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 19.2573px; color: rgba(255,255,255,0.9); line-height: 1.65; margin: 0; } .bul3-overlay blockquote { font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 19.2573px; color: rgba(255,255,255,0.95); line-height: 1.65; margin: 0; } .bul3-zoom-hint { position: absolute; bottom: 18px; right: 18px; background: rgba(255,255,255,0.15); backdrop-filter: blur(4px); border: 1px solid rgba(255,255,255,0.3); color: #fff; font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 1.4rem; letter-spacing: 0.08em; padding: 10px 20px; border-radius: 2px; opacity: 0; transition: opacity 0.3s ease; pointer-events: none; } .bul3-wrap:hover .bul3-zoom-hint { opacity: 1; } .bul3-lightbox { display: none; position: fixed; inset: 0; background: rgba(0,0,0,0.94); z-index: 99999; align-items: center; justify-content: center; cursor: zoom-out; animation: bul3FadeIn 0.25s ease; } .bul3-lightbox.active { display: flex; } @keyframes bul3FadeIn { from { opacity: 0; } to { opacity: 1; } } .bul3-lightbox img { max-width: 92vw; max-height: 90vh; object-fit: contain; border-radius: 2px; box-shadow: 0 20px 80px rgba(0,0,0,0.7); animation: bul3SlideUp 0.3s ease; } @keyframes bul3SlideUp { from { opacity: 0; transform: translateY(16px) scale(0.97); } to { opacity: 1; transform: none; } } .bul3-lightbox-close { position: absolute; top: 20px; right: 24px; color: #fff; font-size: 2rem; line-height: 1; cursor: pointer; background: none; border: none; padding: 8px; opacity: 0.7; transition: opacity 0.2s; } .bul3-lightbox-close:hover { opacity: 1; } .bul3-lightbox-caption { position: absolute; bottom: 24px; left: 50%; transform: translateX(-50%); color: rgba(255,255,255,0.7); font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 0.8rem; letter-spacing: 0.06em; text-align: center; white-space: nowrap; } @media (max-width: 600px) { .bul3-overlay { width: 100%; background: linear-gradient(to top, rgba(0,0,0,0.85) 0%, rgba(0,0,0,0.0) 100%); top: auto; padding: 40px 20px 24px; } .bul3-overlay p, .bul3-overlay blockquote { font-size: 15px; } }

Entre septembre et novembre 2023, le Pasteur Bulezyuk est retourné en Ukraine pour délivrer des vivres entre Kharkiv et Kherson. Les vivres ont été récoltés grâce à l’argent que sa communauté a réussi à accumuler.

Il a demandé aux gens là-bas pourquoi ils ne quittaient pas l’Ukraine. Ils ont répondu qu’ils avaient des proches détenus en Russie. S’ils partent, qui va les accueillir à leur retour ?

« Tout le monde ne peut pas rester en Ukraine. Ne jugez pas ceux qui l’ont quittée. » — Pastor Bulezyuk Voir l’image en plein écran × function bul3OpenLightbox(src, caption) { document.getElementById('bul3LightboxImg').src = src; document.getElementById('bul3LightboxCaption').textContent = caption; document.getElementById('bul3Lightbox').classList.add('active'); document.body.style.overflow = 'hidden'; } function bul3CloseLightbox() { document.getElementById('bul3Lightbox').classList.remove('active'); document.body.style.overflow = ''; } document.addEventListener('keydown', function(e) { if (e.key === 'Escape') bul3CloseLightbox(); }); Outtakes .duo-wrap { display: flex; width: 100%; background: #000; overflow: hidden; gap: 4px; } .duo-panel { position: relative; flex: 1; cursor: pointer; overflow: hidden; } .duo-panel img { width: 100%; height: 100%; object-fit: cover; display: block; transition: transform 0.5s ease, filter 0.5s ease; } .duo-panel:hover img { transform: scale(1.04); filter: brightness(0.75); } .duo-zoom-hint { position: absolute; bottom: 18px; right: 18px; background: rgba(255,255,255,0.15); backdrop-filter: blur(4px); border: 1px solid rgba(255,255,255,0.3); color: #fff; font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 1.4rem; letter-spacing: 0.08em; padding: 10px 20px; border-radius: 2px; opacity: 0; transition: opacity 0.3s ease; pointer-events: none; } .duo-panel:hover .duo-zoom-hint { opacity: 1; } .duo-lightbox { display: none; position: fixed; inset: 0; background: rgba(0,0,0,0.94); z-index: 99999; align-items: center; justify-content: center; cursor: zoom-out; flex-direction: column; gap: 20px; animation: duoFadeIn 0.25s ease; } .duo-lightbox.active { display: flex; } @keyframes duoFadeIn { from { opacity: 0; } to { opacity: 1; } } .duo-lightbox img { max-width: 92vw; max-height: 82vh; object-fit: contain; border-radius: 2px; box-shadow: 0 20px 80px rgba(0,0,0,0.7); animation: duoSlideUp 0.3s ease; cursor: default; } @keyframes duoSlideUp { from { opacity: 0; transform: translateY(16px) scale(0.97); } to { opacity: 1; transform: none; } } .duo-lightbox-close { position: absolute; top: 20px; right: 24px; color: #fff; font-size: 2rem; line-height: 1; cursor: pointer; background: none; border: none; padding: 8px; opacity: 0.7; transition: opacity 0.2s; } .duo-lightbox-close:hover { opacity: 1; } .duo-lightbox p { font-family: 'Titillium Web', sans-serif; font-size: 19.2573px; font-style: italic; color: rgba(255,255,255,0.85); text-align: center; margin: 0; padding: 0 24px; max-width: 700px; cursor: default; animation: duoSlideUp 0.35s ease; } @media (max-width: 600px) { .duo-wrap { flex-direction: column; } .duo-panel { height: 280px; } } Voir l’image en plein écran Voir l’image en plein écran ×

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Une bise et puis s’en va ? 

Mon, 13/04/2026 - 16:54
L’exil des étudiants français à Bruxelles, un eldorado menacé par un nouveau mur financier.

Samuel De Pryck

Chaque année, les universités et hautes écoles belges voient affluer des milliers de jeunes venus de France. Face à un système d’enseignement supérieur qu’ils jugent obstrué ou inabordable, ces expatriés utilisent la Belgique comme porte de sortie. À Bruxelles, cette jeune communauté se construit un quotidien hybride, entamant un chapitre de vie où tous les repères changent. Mais entre quotas contestés et nouvelles pressions budgétaires, le pays hôte semble s’agacer de cette affluence constante. Un durcissement financier qui menace de ternir l’éclat de leur eldorado étudiant.

Le crayon gratte nerveusement le papier avant de s’arrêter net. La tête lourde, Mathis Bouffard, 19 ans, lutte pour ne pas s’endormir. Son bureau étant encombré, l’étudiant s’est improvisé un espace de travail sur l’appui de fenêtre, les jambes collées au radiateur, pour trouver un peu de chaleur dans son kot du centre-ville. Il doit impérativement avancer sur les croquis de ses créations de fin d’année, mais la fatigue le gagne.

Mathis n’est pas très casanier, entre les cours, le à l’extérieur. travail et les sorties, il passe beaucoup de temps

Habillé d’un t-shirt blanc et d’un pantalon de training noir, le jeune homme s’installe dans son salon, où des ébauches de mode sont accrochées au mur près d’un buste de couture. Il pose sur la table un grand verre d’eau, servi dans une chope de Jupiler. Derrière ses lunettes et sa barbe noire, Mathis, originaire de la région de Rouen et débarqué à Bruxelles il y a deux ans et demi, dégage une certaine assurance. Sa voix est grave, son débit rapide et concis. Il jongle au quotidien entre ses études et ses jobs étudiants, alternant ses shifts derrière le bar du Château Moderne, au Mont des Arts, et celui du Frit Cocq, place Fernand Cocq à Ixelles.

S’il a choisi de s’inscrire en section styliste-modéliste à la Haute École Francisco-Ferrer, ce n’est pas par dépit. Le jeune homme avait l’occasion d’intégrer une école privée à Paris grâce à l’aide de sa famille, mais l’angoisse financière a eu raison de cette piste. « Si je fais un an à Paris et que ça ne me plaît pas, j’aurai dépensé 10 000 euros pour rien. » Au départ, l’idée était simple, faire une « année test » à Bruxelles, où les études sont beaucoup moins chères, pour s’assurer que la mode était vraiment sa voie avant de retourner en France. Entre-temps, Mathis a été séduit par l’effervescence et l’ouverture d’esprit de la capitale belge. « J’ai compris qu’ici, je vivais un nouveau chapitre. »

Mais l’étudiant en mode n’est pas un cas isolé. La Fédération Wallonie-Bruxelles accueille aujourd’hui près de 40 000 étudiants étrangers dans les études supérieures. Au sein de cette communauté, environ la moitié détient un passeport français. Une proportion écrasante qui met en évidence les failles d’un système universitaire tricolore perçu comme trop élitiste. Si les filières artistiques attirent les esprits créatifs en quête de liberté financière, c’est principalement dans le secteur de la santé que l’exode prend des allures de fuite massive, poussant les décideurs politiques belges à dresser de nouvelles barrières financières en plus des quotas encadrant déjà certains cursus.

À deux pas de la place de la Monnaie, le Bigg Cake affiche l’esthétique soignée des nouveaux repaires branchés de la capitale. Pour échapper au brouhaha du lieu, il faut s’enfoncer dans l’arrière-salle. C’est là, finissant leur goûter, que Youna Denis, 20 ans, et Anna Touché, 18 ans, papotent, retardant l’étude programmée. La première, originaire d’Angoulême, dégage une énergie positive sous ses cheveux bruns ondulés. La seconde, Bordelaise au pull rayé, affiche un sourire juvénile. Toutes deux étudiantes en première année de kinésithérapie, elles partagent une allure sportive et une amitié fusionnelle, née d’un véritable hasard.

Youna (à droite) et Anna (à gauche) se voient souvent le week-end, pour réviser comme papoter.

On a été acceptées le lundi, et la rentrée c’était le vendredi. Il a fallu faire les valises, partir s’installer, trouver un appartement… C’était vraiment la course.

Youna Denis

Une loterie au sens strict. En France, la concurrence féroce du parcours médical bouchait l’horizon des deux jeunes filles. Animées par ce projet d’étude depuis l’enfance, elles ont vu l’alternative belge s’imposer comme une évidence. Mais ici, le graal ne revient pas au plus méritant. Pour les non-résidents, l’accès est limité à un quota de 30 %, attribué par tirage au sort. Lors de leur cuvée, seules 156 places étaient disponibles pour 515 postulants.

L’attente fut longue et incertaine. Leurs amis n’avaient pas été mis dans la confidence de leurs démarches, pour s’épargner la douleur d’un échec supplémentaire. Jusqu’au 8 septembre, les deux jeunes femmes ignoraient si le destin allait enfin leur sourire. Et puis, le soulagement est arrivé, brutal. Youna et Anna s’en souviennent les yeux encore brillants. L’annonce a déclenché une euphorie immédiate, atténuée par le stress d’un départ précipité.  « On a été acceptées le lundi, et la rentrée c’était le vendredi. Il a fallu faire les valises, partir s’installer, trouver un appartement… C’était vraiment la course », confie l’aînée.

Aujourd’hui, la pression est retombée. Le rugby universitaire, lien fondateur de leur amitié, et les entraînements au club bruxellois du Kibubu leur servent d’exutoire pour évacuer les tensions de la semaine. C’est là, mais aussi sur les bancs de l’école, qu’elles ont soudé un groupe d’amis majoritairement français. Ensemble, cette micro-communauté s’est naturellement pliée aux coutumes locales. Finies les multiples bises pour saluer, place à l’unique accolade belge. À table, ils utilisent désormais d’instinct le verbe « savoir » à la place de « pouvoir » pour demander le sel. De leur ancienne vie, il ne leur manque qu’une seule véritable institution : « La cantine le midi ! », lâche Youna. Ici, le traditionnel repas chaud du CROUS, ces cantines universitaires françaises offrant un menu complet pour 3,30 euros, a été balayé par l’inévitable club sandwich.

Derrière l’insouciance de cette nouvelle vie, le poids financier de cette communauté étudiante, estimé à 150 millions d’euros annuels, crispe de plus en plus la sphère politique. Face aux refus répétés du gouvernement français de mettre la main au portefeuille pour financer ses propres ressortissants, la riposte belge s’organise autour d’un acronyme, le DIES (Droit Individuel à l’Enseignement Supérieur). L’objectif est clair, faire grimper le minerval des étrangers de 1194 à environ 3194 euros dès 2027. Pour contourner la réglementation européenne, qui interdit les discriminations tarifaires, le gouvernement a imaginé une parade. La hausse s’appliquera à tous, mais les résidents belges bénéficieront d’une bourse compensatoire automatique. Si cette flambée n’effraie pas les étudiants aisés fuyant les écoles privées françaises à 8000 euros, elle menace de transformer l’exil de nombreux voisins en mirage.

Au troisième étage du grand bâtiment du 144 Rue du Midi, la lumière baigne l’atelier de design textile. Sur les grandes tables de travail, s’étalent de multiples petites taches de peinture séchée. C’est jour de portes ouvertes à l’Académie royale des Beaux-Arts, et Lola Savoye, 26 ans, ne manque pas à l’appel. Jean large foncé, long sleeve Carhartt rayé, frange courte complétée par de grandes lunettes fines, la jeune femme dégage une élégance discrète. Rayonnante, la voix posée, elle partage son expérience à qui veut bien l’écouter entre les étagères chargées de bobines de fils et les imposants métiers à tisser

Lola trouve l’ambiance générale de l’Académie très familiale, « c’est une école à taille humaine ».

On te fait sentir que, venant du privé, tu as un peu acheté ton diplôme. 

Lola Savoye

Originaire de Grenoble, Lola a d’abord fait ses armes à Paris, dans une école de mode privée financée par ses parents. À l’heure d’entamer un master, l’horizon se bouche. Ses parents ne pouvant assumer les frais d’un nouveau cursus privé, elle tente de se tourner vers le public. Elle se heurte alors à un mur. En France, passer d’un secteur à l’autre nécessite un dossier en béton. « On te fait sentir que, venant du privé, tu as un peu acheté ton diplôme. » La Belgique s’est offerte à elle comme une page blanche, sans la juger sur l’étiquette de son ancien diplôme. Ici, la sélection s’est faite sur la fibre créative, pas sur le passeport. « Sur onze étudiants pris en première année, on comptait à peine trois ou quatre Belges et un Suisse. Tout le reste, c’était des Français. »

En guise de lien social et bonus de fin de mois, l’étudiante travaille deux soirs par semaine au Théâtre des Tanneurs. Mais l’équilibre financier reste fragile. Ayant perdu ses droits au CPAS cet été suite à un simple courrier manqué, ses 200 euros mensuels ne suffisaient plus, la forçant à appeler ses parents à la rescousse pour payer son loyer. Face aux nouveaux projets de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le constat est amer. Son année d’études, facturée aux alentours de 450 euros depuis son arrivée en 2022, va grimper à 1 194 euros en septembre prochain. Le projet DIES pour 2027 lui fait froid dans le dos. « C’est la douche froide. Mes parents m’ayant déjà payé le privé en France, si ça avait coûté ce prix-là à mon arrivée, ça aurait été un énorme frein. »

Si le système belge menace de devenir un luxe pour les portefeuilles, le véritable prix de cet exode se paie au quotidien, dans l’intimité des kots. À Schaerbeek, au troisième étage d’un immeuble sans ascenseur, Lily Fabre Galinon a trouvé un pied-à-terre. Coquette, les cheveux bruns retenus par un bandana léopard, elle fait compoter des carottes dans un petit poêlon. Habillée tout en noir, un haut et un jean simples qui soulignent une allure soignée, elle s’exprime d’une voix portant l’accent chantant du Sud, bravant le chahut de la hotte, couvert par le vacarme de la machine à laver lancée par sa colocataire française.

Lily apprécie son kot situé à Schaerbeek, elle trouve le quartier très agréable et accessible.

Le plus dur, c’est d’avoir l’impression de louper beaucoup de moments de vie importants, des anniversaires, des repas de famille… On n’a plus tout ça.

Lily Fabre Galinon

L’appartement est un meublé investi il y a deux ans, où chaque meuble trouve son utilité. Une table à langer, détournée en commode, trône dans la pièce. Des plantes luttent pour leur survie sur le dessus, tandis que le niveau inférieur sert de garde-manger pour les fruits et légumes. En 2023, l’étudiante sage-femme de 21 ans a quitté Campagnac, son « tout petit village » de l’Aveyron. Elle n’a pas attendu de subir la pression du concours médical français, elle a directement postulé en Belgique, portée par sa vocation. Pour ce domaine d’étude, on ne parle pas encore de quotas, mais dès les portes ouvertes, une certaine fermeté était exprimée à l’égard des Français voulant rejoindre la Haute école Vinci. « Si je devais être acceptée, c’était le destin, que les choses devaient se faire comme ça », glisse-t-elle avec douceur.

Mais le destin a un coût émotionnel que les débats politiques ignorent. Derrière l’euphorie de l’indépendance estudiantine, le mal du pays s’installe par moments. « Le plus dur, c’est d’avoir l’impression de louper beaucoup de moments de vie importants,  des anniversaires, des repas de famille… On n’a plus tout ça. Rentrer sur un week-end, c’est compliqué, c’est cher. On est tout le temps obligés de peser le pour et le contre. »

Une fois le diplôme tant convoité en poche, Lily compte bien repasser la frontière dans l’autre sens, attirée par le soleil du Sud et le rapprochement familial, tout comme Anna et Youna. Mathis, lui, rêve d’enchaîner les opportunités à Bruxelles avant de s’envoler pour la Chine. Lola, elle, ne s’interdit rien. Si les murs financiers de demain menacent de réduire cette communauté en quête d’avenir, nos exilés se savent privilégiés. Qu’ils rentrent au pays ou poursuivent leur route, cette Belgique de substitution restera le grand chapitre de leur passage à l’âge adulte.

Samuel De Pryck

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A la rencontre des derniers gardiens de la langue du Christ

Sat, 11/04/2026 - 12:45
Quand la jeunesse se bat pour préserver la mémoire et la langue araméenne

Crédit photo : Soumaya Bouali

Ce dimanche 5 avril, jour de Pâques, sous la grande salle voûtée de l’église Sainte Marie Mère de Dieu à Jette, les rites religieux semblent s’être figés deux mille ans en arrière. Durant trois heures, les voix des choristes font vibrer l’église de chants bibliques, portées par une volonté farouche de préserver une langue millénaire. Mais qu’est-ce qui, aujourd’hui encore, maintient en vie cette langue, qui n’existe même pas sur Google Traduction ?

Après un Carême de cinquante jours, période de jeûne où l’on délaisse la viande et les produits dérivés pour nourrir son âme, vient enfin la fête tant attendue. Pour Simon Yalcin, étudiant en programmation à l’école 42, installé dans sa salle de pause, Pâques est la mise à jour annuelle du système. Un moment où les familles se soudent autour d’œufs durs colorés, chacun tapant le sien contre celui de son voisin, dans un duel fraternel où celui dont la coquille reste intacte remporte la victoire.

Célébrer ces traditions est pour eux une manière de lutter pour se préserver, de maintenir vivante une identité menacée par le temps et l’histoire. « Pendant la célébration de la Résurrection du Christ, toute la famille se retrouve. C’est vraiment l’un des événements les plus importants de l’année », confie-t-il.

Une communauté fragile mais présente

Aucune donnée ethnique ni recensement sur la langue parlée ne permet de dire combien de foyers araméens existent à Bruxelles, souligne Isaline Wertz de l’IBSA. Pour se faire une idée, il faut se tourner vers l’article d’Anne-Marie Mouradian, La Communauté Arménienne de Belgique : une communauté centenaire, en transition, qui estimait, en 2018, la population araméenne à quelque 25 000 personnes, principalement concentrées à Bruxelles et à Anvers.

Dans un contexte marqué par l’intensification des conflits au Moyen-Orient, cette messe de Pâques prend un sens particulier. Elle rend hommage aux disparus et à leurs familles, tout en célébrant la résurrection du Christ, source d’espérance et de renouveau. Cet hommage résonne comme un écho tragique du Sayfo, le génocide assyro-chaldéen-syriaque de 1915, perpétré dans l’Empire ottoman durant la Première Guerre mondiale. Il frappa surtout les populations d’Anatolie orientale et de Mésopotamie, où des centaines de milliers d’Araméens furent massacrés ou contraints à l’exil. Ce génocide a laissé des cicatrices profondes, toujours vives dans la mémoire collective araméenne.

Le rituel, un acte de résistance

Pour ce jour sacré, l’église se remplit plus vite que d’ordinaire. Dans la nef, la disposition des fidèles compose un tableau vivant, régi par des codes millénaires. À droite, les hommes forment une haie de robes blanches et de carrures immobiles. À gauche, les femmes répondent par un océan de dentelles, où le blanc des jeunes filles côtoie le noir profond des épouses.

Parmi elles, Cani Mutlu se tient immobile, son voile noir en dentelle encadrant un visage discret mais chargé de sens. Derrière ce geste familier se cache une histoire, celle de Bakysian, son village d’origine en Turquie, qu’elle n’a jamais vraiment quitté.

« On peut retourner en Turquie sans crainte. Mais vivre là-bas… ce n’est plus possible pour nous. »

Cani Mutlu

« Nous avons dû fuir la Turquie… c’était dangereux, compliqué. Nos familles étaient persécutées pour leur foi et leur culture, et la vie quotidienne devenait impossible. La Belgique, c’était notre seule issue », raconte Cani, assise sur un banc, sur la mezzanine en surplomb de la nef. Elle évoque les papiers, le statut de réfugiés politiques, la naturalisation, mais ce ne sont pas ces formalités qui pèsent dans ses mots. Ce qui compte, ce sont les vies laissées derrière, les racines arrachées.

« On peut retourner en Turquie sans crainte. Mais vivre là-bas… ce n’est plus possible pour nous. Les villages ont changé, la vie sociale et religieuse n’est plus la même. Nos racines y sont encore, mais nos vies se sont construites ici, et la sécurité et la liberté de pratiquer notre foi n’y sont plus garanties », souffle-t-elle, le regard perdu quelque part entre ici et là-bas.

Témoignages des jeunes gardiens de la mémoire

Dans le silence de ces souvenirs, Julius Aydin complète : « La vie de nos parents et de nos grands-parents là-bas était rude. La cohabitation avec les Kurdes et les Turcs était tendue. Les chrétiens étaient souvent visés. C’est cette pression, cette peur constante, qui les a poussés à partir. »

Corman Daniel ajoute, les yeux fixés sur l’autel : « On ne peut pas oublier. Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est grâce à ceux qui nous ont précédés. Ils ont traversé des épreuves, connu des persécutions, vécu des choses extrêmement dures. À mes yeux, le minimum est de faire vivre ce qu’ils nous ont transmis : continuer les rites, préserver notre identité, surtout à une époque où nous sommes moins nombreux qu’autrefois. »

Intégration et nouvelles racines

Simon Yalcin raconte l’intégration comme une lente conquête. « Au début, c’était pas facile. Mon père était le premier étranger de la rue. Il travaillait tard, rentrait quand tout le monde dormait presque, et les voisines le surveillaient par la fenêtre. C’était spécial. » Aujourd’hui, il sourit : « Aujourd’hui, on est très bien intégrés. Et partager notre religion avec le pays d’accueil, ça aide. »

La famille de Ninos Lahdo vient de Syrie, d’un petit village nommé Qamishli. « Mon père est arrivé dans les années 80, après la mort de son père. Là-bas, la vie était compliquée, surtout pour une maman seule avec six enfants. Comme ses oncles vivaient ici, il a décidé de tenter sa chance et de venir. Ma mère, elle, est arrivée en 2000, après s’être mariée avec lui. »

Toutes ces histoires montrent que, malgré les terres quittées et les vies refaites, la communauté araméenne persiste. Elle s’enracine dans le lien entre les familles et dans la transmission des événements culturels et religieux. Ces traditions partagées assurent la continuité de son identité.

La jeunesse comme sentinelle de la langue

Un peu en retrait, du côté du comité, d’autres veillent à ce que cet ordre tienne. On retrouve Stefaan Yalcin, le grand frère de Simon. Un homme des deux mondes. Fiscaliste chez PwC la semaine et gardien du temple le dimanche. Arrivé dès 8h15, bien avant que la nef ne commence à se peupler et que les rangs ne se serrent. Pour lui, venir tôt est déjà une manière de résister à l’oubli. « La motivation intérieure s’effrite parfois »,reconnait-il. Alors il s’impose cette régularité, convaincu que sinon, « la langue du Christ finirait par se perdre, petit à petit ».

«Dès qu’on se retrouve à l’église ou ailleurs, on s’aborde comme si on se connaissait depuis toujours. Et c’est précisément cela qui nous permet de continuer à exister. »

Julius Aydin

Simon Yalcin, vif et décontracté, ne vient à l’église que pour les grandes célébrations, tandis que Stefaan, fidèle à chaque rituel, y assiste tous les dimanches. Pourtant, l’héritage coule dans leurs veines avec la même intensité, et tous deux partagent l’espoir de transmettre aux générations futures la langue et les coutumes religieuses.

À quelques pas de l’autel, Julius Aydin, 22 ans, sous-diacre, ajuste sa longue robe blanche.

La croix formée par la ceinture brodée d’or et de bleu roi repose sur ses épaules. Elle indique clairement sa fonction sacrée. Elle l’engage à soutenir le chant, à lire les textes liturgiques et à assister le prêtre dans les rites codifiés. Dans la salle de classe de l’église où il a appris l’alphabet araméen, il déclare : « Être araméen, c’est une fierté. C’est parler la langue du Christ, celle de ses disciples. Peu de gens peuvent dire cela. Mais c’est aussi un devoir, car notre communauté est fragile. Chaque tradition que nous préservons est une lutte pour ne pas disparaître. »

Julius, accompagné d’autres jeunes hommes, chante à l’unisson tour à tour, les voix masculines rebondissant sur les harmonies féminines. Lorsque les derniers échos du chant s’éteignent, il confie : « Nous formons une famille, même ceux qui ne se connaissent pas. Dès qu’on se retrouve à l’église ou ailleurs, on s’aborde comme si on se connaissait depuis toujours. Et c’est précisément cela qui nous permet de continuer à exister. »

Entre tradition et modernité

Pour combler le fossé linguistique, certaines églises proposent désormais des sous-titres en français et en néerlandais pour mieux suivre le prêche. Daniel se souvient : « Ce qui me donne envie d’apprendre, c’est la compréhension. » Julius ajoute : « Quand on me demande d’où je viens, je réponds toujours : Araméen. Certains ne situent pas, mais dès que je parle de la langue du Christ, les regards changent. »

L’exil a brisé la transmission naturelle , selon Ninos: « Avant, en Syrie ou en Turquie, la langue et la religion se transmettaient naturellement. Ici, entouré de gens d’autres confessions ou athées, c’est plus compliqué. »

Héritage et persistance

Malgré les migrations et les épreuves, la communauté araméenne de Bruxelles continue de se maintenir à travers ses rituels et ses rencontres. Chaque célébration, chaque repas partagé, chaque chant à l’église devient un acte de mémoire et de transmission.

Pour les jeunes, comme Ninos ou Simon, l’enjeu dépasse la langue. Il s’agit de faire vivre les valeurs, la foi et la famille, de relier le passé au présent. Stefaan Yalcin résume bien cette responsabilité : « On a reçu tout cela de nos parents. Aujourd’hui, c’est à nous de nourrir cette mémoire pour que cela continue. »

Lorsque les dernières notes s’éteignent, l’église retrouve son silence. Mais l’identité, elle, reste vivante grâce à ceux qui choisissent de parler, chanter et célébrer, défiant le temps et l’oubli. Dans ces gestes quotidiens réside le vrai miracle : un héritage qui ne s’éteint pas.

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Palantir en Belgique

Fri, 10/04/2026 - 08:30
La société controversée d’IA militaire débarque en Belgique

Salvador Rios pour Unsplash

En décembre 2025, Palantir s’installe discrètement à Bruxelles. Pas d’annonce, pas de débat public. Pourtant, cette entreprise américaine spécialisée dans l’analyse de données, notamment à des fins militaires et sécuritaires, est déjà au cœur de l’OTAN, et au cœur de nombreuses controverses.

Ses technologies sont notamment utilisées par la police douanière ICE pour surveiller et traquer en temps réel des personnes en situation irrégulière. Et sur le terrain militaire, ses outils auraient contribué lancer plus de 1000 frappes ciblées en 24 heures, lors des opérations américaines en Iran.

Les technologies que Palantir pourrait déployer en Europe, même si la société controversée n’est pas le seul acteur industriel dans ce domaine, soulève des questions fondamentales sur la transparence, la souveraineté et les droits humains. C’est pourquoi Damien Van Achter, spécialiste des technologies et professeur à l’IHECS, a lancé une pétition pour exiger un contrôle parlementaire du déploiement de l’IA militaire.

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Hausse des prix de l’énergie

Fri, 10/04/2026 - 08:17
La Belgique à contre-courant d’une Europe qui agit

Crédit photo : Alexander Fox

Alors que la volatilité des prix de l’énergie provoquée par les bombardements américano-israéliens en Iran frappe de plein fouet les ménages européens, plusieurs gouvernements ont dégainé des mesures massives pour contenir l’explosion des coûts. En Belgique, en revanche, l’exécutif temporise. Entre arbitrages budgétaires et choix politiques, le pays apparaît aujourd’hui en retrait face à une crise pourtant déjà bien visible dans le quotidien des citoyens.

Depuis la fin du mois de février 2026, le choc énergétique se diffuse rapidement à l’ensemble du continent européen. La perturbation du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour entre 20 et 30% du pétrole mondial, soit environ 15 à 21 millions de barils par jour, a immédiatement entraîné une hausse des prix sur les marchés internationaux. Cette augmentation s’est répercutée presque instantanément sur les carburants et, plus largement, sur l’ensemble des coûts énergétiques.

En Belgique, les effets sont déjà visibles. Les prix des carburants, encadrés par un système de plafonds en Belgique, ont atteint leur plus haut niveau historique. Les factures d’électricité et de gaz suivent la même trajectoire, et les secteurs les plus dépendants de l’énergie, comme le transport, l’agriculture ou certaines industries, commencent à ressentir la pression. Cette dynamique rappelle celle de la crise de 2022, avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, mais dans un contexte économique et budgétaire bien plus contraint.

« On a inventé une taxe sur la taxe« 

Pour comprendre cette hausse, il faut regarder la composition du prix à la pompe. Damien Ernst, professeur d’électromécanique à l’ULiège : “Le prix du diesel c’est 3 composantes: les accises (60 cents par litre), la commodité (qui prend en compte le prix du pétrole, du raffinage, la distribution et la marge) et la TVA. C’est très spécifique en Belgique, mais la TVA s’applique même sur les accises, on a inventé une taxe sur la taxe.

La Belgique choisit l’attentisme

Face à cette nouvelle flambée, le gouvernement belge adopte une posture prudente. Au 9 avril 2026, aucune mesure structurelle n’a été adoptée pour amortir la hausse des prix. Les autorités se sont contentées d’ouvrir des discussions avec le secteur énergétique et d’engager des consultations internes, sans déboucher sur un plan concret.

Cette position semble donner la priorité à la maîtrise des finances publiques plutôt qu’à un soutien immédiat aux consommateurs. Le Premier ministre Bart De Wever a d’ailleurs exprimé publiquement ses réserves quant à l’opportunité de lancer de nouvelles aides généralisées, estimant que leur coût serait difficilement soutenable.

On ne va pas arroser les gens par hélicoptère car, avec nos finances dégradées, nous sommes un sous-marin. Et on n’ouvre pas la fenêtre d’un sous-marin” déclarait-il à la chambre le 2 avril.

Dans les faits, cette absence de décision place la Belgique dans un groupe restreint de pays européens qui, à ce stade, n’ont pas déployé de réponse significative face à la crise.

Une Europe sans cap commun

Contrairement à la crise énergétique de 2022, l’Union européenne n’a, à ce stade, défini aucun cadre clair de réponse face à la flambée des prix. Bruxelles se contente pour l’instant d’ouvrir des discussions et d’évoquer des pistes, sans imposer de ligne commune. Résultat : les États membres agissent en ordre dispersé, chacun selon ses priorités politiques et ses marges budgétaires.

Dans ce vide stratégique, les réponses nationales divergent fortement. Certains pays privilégient des baisses de taxes pour contenir la hausse des prix, d’autres optent pour des aides ciblées ou des interventions directes sur le marché. Mais cette fragmentation va parfois plus loin, au point de poser des questions juridiques au sein même du marché européen.

C’est notamment le cas en Europe centrale. En Hongrie, le gouvernement a instauré des prix plafonds sur les carburants accessibles uniquement aux véhicules immatriculés dans le pays. La Slovaquie, de son côté, a mis en place des mécanismes similaires, en appliquant des prix plus élevés pour les automobilistes étrangers afin de limiter le “tourisme à la pompe”. Ces dispositifs, qui introduisent une discrimination entre citoyens européens, ont été critiqués par la Commission européenne, qui a demandé leur abandon au nom des règles du marché intérieur. 

Certains gouvernements ont choisi d’agir rapidement sur la fiscalité afin de limiter l’impact immédiat de la hausse des prix. En Espagne, par exemple, l’exécutif a mis en place un plan massif combinant une réduction de la TVA sur l’énergie et les carburants, une baisse significative des taxes sur l’électricité et des aides directes à certains secteurs professionnels. L’Italie a prolongé ses baisses d’accises sur les carburants, tandis que l’Irlande a adopté une réduction temporaire des taxes à la pompe accompagnée de dispositifs de soutien aux ménages. D’autres pays, comme la Roumanie ou la Suède, ont également opté pour des mesures fiscales afin de contenir la hausse.

L’Espagne, l’Italie, l’Allemagne, le Portugal et l’Autriche ont également appelé la Commission européenne à mettre en place une taxe sur les surprofits des producteurs d’énergie, afin de financer des mesures de soutien sans alourdir davantage les finances publiques.

Une situation toujours instable

Si les tensions sur les marchés énergétiques ont légèrement reculé ces derniers jours, la situation reste loin d’être stabilisée. Le détroit d’Ormuz, brièvement rouvert ce 8 avril, a de nouveau été fermé par l’Iran après les frappes israéliennes au Liban, ravivant les incertitudes sur l’approvisionnement mondial.

Dans ce contexte, le prix du baril, qui avait dépassé les 100 dollars au plus fort de la crise, est repassé sous ce seuil, traduisant un certain apaisement des marchés. Cette évolution commence à se répercuter en Belgique, où une baisse des prix à la pompe est attendue dès ce vendredi.

Pour autant, cette accalmie reste fragile. La volatilité demeure élevée et l’évolution du conflit pourrait à tout moment entraîner de nouvelles perturbations. Dans ce contexte incertain, les choix politiques opérés par les États européens, et notamment l’absence de réponse immédiate en Belgique, pourraient rapidement être remis à l’épreuve.

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Les fausses notes du projet Beethoven

Thu, 09/04/2026 - 12:32

Photo : Sebastien Le Derout

110 emplacements pour jouer, seulement 50 musiciens dans les stations. À Bruxelles, la STIB promet un métro mélodieux, notamment grâce à l’ « Opération Beethoven ». Le concept : des auditions offrant des accréditations permettant de jouer à des endroits spécifiques. Et pourtant, en dehors des rames bruyantes, le silence s’impose. La STIB s’intéresse-t-elle toujours autant à son orchestre souterrain ? 

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Balle pelote : nos places de village visent l’UNESCO

Tue, 07/04/2026 - 15:05

Le 27 mars 2026, la Fédération Wallonie-Bruxelles a déposé la candidature de la balle pelote au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Derrière ce dossier, des années de travail, fournies afin d’assurer la pérennité de ce sport belge.

Chasse, ballodrome, grand jeu, petit jeu, la livrée… Ce vocabulaire ne vous dit peut-être rien, et c’est bien dommage ! La balle pelote, c’est un sport qui a traversé les époques et fait suer des générations de Belges. Aujourd’hui, il est en déclin et a perdu de sa popularité, mais pour les acteurs de terrain, interdiction de s’apitoyer sur son sort et de jouer au Caliméro. L’heure est à la pérennisation de notre patrimoine. 

Pourquoi patrimoine et pas sport ?

Certes, la balle pelote est un sport avec des règles précises, encadré par une fédération et joué par des athlètes au gant de cuir (appelés pelotaris). Ce sport est un cousin germain du tennis, lié par un ancêtre commun : le jeu de paume. Avec le temps et la pratique, il a évolué en sport collectif de gagne-terrain, opposant deux équipes de cinq joueurs qui se renvoient une petite balle appelée pelote. Fabrice, membre de la Royale Dorinne Pelote, explique : « La balle pelote, c’est un sport complet, technique et dynamique. Ça prend du temps avant de bien maîtriser certains mouvements. »

Un public attentif à Gosselie dans les années 60 – Crédit photo collection Benoît Goffin

Mais le dépôt en tant que patrimoine culturel immatériel change tout. Là où le sport se concentre sur la performance et le score, le patrimoine, lui, s’intéresse à l’âme de la pratique. Selon Benoît Goffin, conservateur du Musée du Jeu de Balle, « Pour être qualifié de patrimoine immatériel, il faut que le jeu de balle soit porté par une communauté, avec une transmission du geste de génération en génération, et pour des gens à qui ce geste a du sens. » Fabrice, par exemple, a passé le relais à ses fils, aujourd’hui en D1.

En choisissant cette voie, on reconnaît donc que la balle pelote est un ensemble de gestes, de savoir-faire artisanaux (comme la fabrication des gants) et de traditions qui vont bien au-delà d’un simple match le dimanche après-midi.

Un truc bien de chez nous

Si vous cherchez l’ADN de la balle pelote, vous le trouverez entre le clocher de l’église et le café du coin. C’est un sport qui ne s’enferme pas dans des stades ; il vit dans la rue, sur ce qu’on appelle le ballodrome, traditionnellement installé sur la place du village. Benoît explique : « À Bruxelles, il y a encore soixante ans, c’était un jeu très populaire. Le nom de la “Place du Jeu de Balle” ne vient pas de nulle part. On peut encore voir le tracé du terrain de balle pelote sur la place du Sablon ! »

Fabrice se rappelle : « Quand j’ai commencé, il y a plus de quarante ans, dans les villages, il y avait un café, une église et un terrain de jeu de balle. »

Des tournois sont aujourd’hui encore organisé sur la Grand Place de Bruxelles – Crédit photo Jacques Saucin

Profondément belge, et plus particulièrement ancrée dans le Hainaut, le Namurois et le Brabant wallon, la balle pelote doit son caractère unique à son aspect communautaire. On encourage les joueurs en wallon, on partage les mêmes codes, on transmet la passion à ses enfants et on défend fièrement les couleurs de son village.
 
L’UNESCO, un immense coup de projecteur

Malgré son histoire, la balle pelote reste aujourd’hui peu connue en Belgique. Pour la faire durer, elle a été inscrite en 2022 au patrimoine immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Aujourd’hui, l’objectif est d’aller plus loin avec une candidature auprès de l’UNESCO.

Benoît Goffin, qui a participé à la création du dossier, y voit déjà un effet positif : même sans décision finale, la démarche met la balle pelote en lumière, attire l’attention des médias et renforce sa crédibilité.

Selon lui, ce travail permet aussi de faire le point sur ce qui existe déjà pour protéger ce sport et de mieux structurer l’avenir. Le dossier sert en quelque sorte de feuille de route : il crée un lien entre les autorités et le terrain, notamment via un comité chargé de suivre les engagements pris. Et pour celles et ceux qui s’investissent au quotidien, cette reconnaissance est déjà une source de fierté.

Pour Fabrice, cette candidature est aussi une occasion de changer le regard porté sur la discipline : sortir des clichés et rappeler qu’il s’agit avant tout d’un sport ancré dans la vie des villages.

En attendant la réponse de l’UNESCO, prévue d’ici fin 2027, les pelotaris ne restent pas les bras croisés. Ils modernisent la pratique, tentent d’attirer de nouveaux joueurs et de nouveaux publics. Car au fond, tant qu’il y aura des passionnés pour enfiler le gant et des curieux pour s’arrêter au bord du terrain, la balle pelote continuera de vivre.

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Pas facile de combiner études et travail

Tue, 07/04/2026 - 15:00

©Inès Vangansbek, Pauline…

Chloé est étudiante à l’IHECS. Pour subvenir à ses dépenses quotidiennes, elle cherche un job étudiant s’adaptant à son agenda scolaire déjà bien chargé. Jongler entre études et travail est parfois assez compliqué. 

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Combattre la morriña par les livres

Tue, 07/04/2026 - 14:46
Une déambulation à travers la communauté hispanique de Bruxelles

© Anna Guay

Parlé par près de 15 % des Bruxellois, l’espagnol arrive en quatrième position au classement des langues les plus actives de la capitale. De la place Jourdan aux institutions européennes, en passant par les Marolles et Ixelles, les hispanophones s’organisent pour faire perdurer leur culture. La littérature, emportée dans les bagages de l’immigration, permet-elle de soigner la morriña (nostalgie de ses racines) des hispaniques devenus Bruxellois ?

Un jeudi soir, 17 heures. La foule sort du travail, s’engouffre dans le tramway pour rentrer à la maison. Derrière les baies vitrées couvertes de bandes dessinées d’un immeuble avenue Louise, c’est l’effervescence. Les rangées de chaises sont installées, le pupitre est dressé, les drapeaux espagnol et bolivien trônent au fond de l’estrade, les participants arrivent au compte-gouttes. Ici, on fait deux bises. On connaît tout le monde et on parle espagnol. Mais surtout on aime la littérature.

Au programme ce jeudi soir à l’Instituto Cervantes, un récital de poésie par Diego Valverde, poète péruvo-espagnol. Avec ses lunettes rectangulaires marron assorties à ses chaussures vernies, il alterne anecdotes et lecture de poèmes. Il captive l’audience par ses gestes, ses intonations pour incarner ses propos et par ses blagues aussi. Sans comprendre un traître mot, on a envie de l’écouter parler des heures. Une douce mélodie à l’oreille. Malgré la barrière de la langue, quelques expressions sont attrapées au vol : un poème sur Carmen, un débat sur escondite (cachette) rejeté par les Boliviens au profit d’un autre terme (qui, celui-là, échappe aux oreilles francophones). L’enfance bruxelloise d’Alvaro Mutis (poète colombien), un poeta es como un médico. Un poète est comme un médecin. La vingtaine de spectateurs acquiesce. Ici, on aime la littérature parce qu’elle nous fait du bien. Un pansement sur les maux du cœur de nombreux hispanophones, habitants d’une ville multilingue où l’espagnol échoue au pied du podium. Parlée par 14,5 % des Bruxellois, l’espagnol ne fait pas le poids face au français, au néerlandais et à l’anglais. Alors, qu’ils soient venus d’Espagne, d’Argentine, qui regorge de romanciers à succès ou encore du Chili, terre des poètes, les hispanophones s’organisent pour vaincre la mélancolie des origines dans lesquelles la littérature est omniprésente.

Dans l’atelier exigu de Katia Garcia, les livres et les collages s’entassent sur le bureau. Un pas de côté et des conserves en inox dégringolent. « Je n’ai pas perdu mon accent et dans mon entourage proche, je parlais tout le temps espagnol. Le français, c’était plutôt une langue professionnelle, des études, mais pas affective. Je ne le sens pas, ça ne sort pas. » Katia est poète à ses heures perdues. Elle a publié plusieurs recueils de poésie au Chili, son pays d’origine, mais ne s’est jamais essayée à l’écriture en français. Ça ne sort pas.

Le français, c’était plutôt une langue professionnelle, des études, mais pas affective.

Katia Garcia

À son arrivée en 1989, dans la vingtaine, elle continue des études de littérature française en analyse et scénario de télévision et cinéma. Très vite, elle est engagée pour graver des CD-ROM puis créer les tout premiers sites internet. « C’était très basique, mais à l’époque, c’était merveilleux ». Près de vingt ans sur l’ordinateur, cela fatigue. Alors elle a de nouveau bifurqué, comme elle aime le dire. Animatrice en éducation permanente féministe. Pour Vie Féminine, elle organise maintenant des ateliers créatifs et numériques, de lecture et d’écriture aussi. Elle en revient toujours à la littérature, Katia.

Réfugiée politique, elle fuit la dictature chilienne et atterrit à Bruxelles. Dès le début, elle compte rentrer au pays, c’est sans compter sur son second mari, Chilien, rencontré en Belgique en 1994. Lui est prisonnier politique, condamné à 25 ans d’exil par la toute nouvelle démocratie chilienne. Retourner vers ses origines sans lui, impensable pour Katia. Alors, elle fait venir le Chili à Bruxelles : en ligne, elle participe à des cercles littéraires, elle entretient également une relation épistolaire avec son amie et poète chilienne Lila Calderón. Un fil invisible qui la relie au passé comme au futur, bien qu’incertain. « Je viens d’une dictature, je connais tout ce qui est en train de passer, je sens que ce n’est pas bon, parce qu’il y a plein de choses qu’on fait en dictature, qu’ils sont en train de faire maintenant. Dans des moments comme ça, le plus important, c’est de créer et de maintenir les liens. Et déjà, ça suffit. Le fait de se faire connaître de sa communauté, s’il y a quelque chose qui arrive, tu peux aider, te faire aider et tu peux aussi tenir. Et je pense que la littérature, la créativité créent du lien. En ce moment avec ce qu’on vit, c’est déjà beaucoup. »

Son prochain projet ? Katia Garcia veut publier un livre sur sa relation épistolaire avec Lila Calderón

À Bruxelles, les récits se mêlent mais ne se ressemblent pas. Les débuts de l’immigration hispanique sont favorisés par la signature d’un accord bilatéral entre l’Espagne et la Belgique en 1956. Il organise l’arrivée de main-d’œuvre espagnole pour faire tourner les charbonnages belges et facilite les flux de migration depuis l’Espagne vers la Belgique. Cet accord sera suivi par d’autres célèbres conventions bilatérales avec la Grèce, le Maroc ou encore la Turquie.

Le père de Roberto a profité de ces « Golden Sixties » pour quitter l’Espagne et améliorer sa situation économique à Bruxelles. Il s’installe à Saint-Gilles, entouré de compatriotes (près d’un tiers des habitants des Marolles est alors espagnol). Roberto a six ans, il entend son père démissionner le matin et se faire embaucher ailleurs l’après-midi. Lui grandit entre deux cultures. Tandis que sa sœur, puis ses parents retournent au pays, lui choisit de rester. Sa vie est ici. Depuis 1994, pour ne pas trop s’éloigner de sa culture de cœur, il travaille dans la librairie hispanique de référence à Bruxelles : Punto y Coma. Chaque jour, des dizaines d’hispanophones viennent y trouver refuge à deux pas de la Commission. La nostalgie du pays y est guérie par l’odeur des livres. Sur fond d’opéra, les lieux sont propices à toutes les trouvailles (même la traduction espagnole du livre de Nicolas Sarkozy). En cas de doute, Roberto conseille, donne son avis mais ne veut pas trop se mouiller. « Le protagoniste ce n’est pas moi, ce sont les livres. » Il s’évertue sans cesse à différencier la librairie d’un centre culturel. Malgré un rayon de denrées alimentaires typiquement hispaniques, le magasin est dénué de siège où commencer sa lecture, une tasse de thé à la main. Roberto renvoie alors les hispanophiles vers MetaProsa, place Jourdan, un lieu de rencontre et d’échange culturel qui comble ce vide.

Du guide de voyage aux conseils sur la permaculture en passant par des recueils de poésie et de la littérature française, on peut tout trouver chez Punto y Coma

L’ASBL, créée en 2022, propose à la fois des clubs de lecture, d’écriture, des conférences, des cours de salsa, une librairie de seconde main et un salon de thé. Cela en fait du boulot pour Marta Garayoa, l’une des trois fondatrices, accompagnée par une armada de bénévoles. Mais le jeu en vaut la chandelle, car selon elle, lire dans sa langue maternelle permet de se sentir plus proche du pays d’origine. Discuter des lectures, un verre de vin à la main, apparaît alors comme une solution miracle au mal du pays. « Je pense que la littérature est un outil dont on peut profiter deux fois : d’abord en la lisant, comme un acte personnel et privé, puis en partageant cette lecture, en discutant de ce qu’on a lu, ou en recommandant un livre à quelqu’un en fonction de ce qu’on sait de cette personne. Il y a quelque chose de profondément personnel dans le fait d’offrir un livre à quelqu’un car, si cela est fait avec sincérité, on n’offre pas simplement un objet, mais on partage une partie de soi-même. Il y a un plaisir à partager et à discuter, et un bon livre est l’outil parfait pour cela, car il met sur la table des débats auxquels il ne serait peut-être pas facile d’accéder autrement. »

Il y a quelque chose de profondément personnel dans le fait d’offrir un livre à quelqu’un car, si cela est fait avec sincérité, on n’offre pas simplement un objet, mais on partage une partie de soi-même.

Marta Garayoa

Et l’enfance alors ? Pas n’importe laquelle, une enfance ballottée entre deux pays. Une enfance pendant laquelle les nationalités forment un dialogue de sourds entre les générations. Les cultures se comparent, s’entrechoquent, et parfois s’annulent. Voilà ce à quoi sont soumis les « enfants de troisième culture ». Marta estime primordial qu’ils renouent avec la langue d’un ou de leurs parent(s), lorsqu’ils parlent majoritairement français à l’école. « D’un côté, il y a la culture des parents ou celle de la « maison », de l’autre celle du pays où ils vivent, et enfin ce sentiment d’apatridie, parfois de non-appartenance. Je pense que la littérature, surtout dès le plus jeune âge, peut aider à ancrer ce sentiment d’appartenance culturelle. »

A l’Instituto Cervantes, on l’a bien compris. 32 000 ouvrages sont accessibles dans la bibliothèque. Tous renvoient à la culture espagnole ou hispano-américaine (auteurs ou contenus), pour fournir les racines nécessaires à l’épanouissement de tous. Cependant, même si l’appellation est identique, toutes les bibliothèques ne sont pas utilisées de la même façon. Ici, certains essaient de se sentir plus proches de chez eux. Mais tous, selon Silvia Montero, la responsable des rayonnages, profitent beaucoup moins de l’espace disponible qu’en Espagne. La catalane, arrivée à Bruxelles six ans auparavant, explique que là-bas, les bibliothèques sont remplies, les gens étudient, lisent, travaillent. Avec ses grands yeux brillants, elle précise en souriant : « cette bibliothèque, c’est une bibliothèque espagnole, mais utilisée à la belge : la personne arrive, prend et part. »  Le temps de reprendre son souffle un instant, dans cet endroit réconfortant où tout est compris, avant de ravaler l’espagnol jusqu’à la prochaine visite.

Cette bibliothèque, c’est une bibliothèque espagnole, mais utilisée à la belge : la personne arrive, prend et part.

Silvia Montero

Ce soir, Silvia s’affaire. Uno, dos, tres, cuatro… Chaussures de randonnée au pied, elle compte les chaises et les place en arc de cercle. Les participants du club de lecture mensuel vont bientôt arriver. Ángel Hernando, le modérateur, met en ordre ses notes. Autour du thème de l’amitié, ils ont choisi le livre du soir ensemble. Ce sera Los nuevos de Pedro Mairal, un romancier argentin. Ángel peste gentiment : « le problème, c’est que parfois je n’ai pas beaucoup de temps pour lire des choses que j’aimerais lire, qui ne sont pas les livres obligatoires sur lesquelles je travaille. »

Au cours des deux heures, plusieurs passages du livre sont lus à voix haute puis analysés par les participants Ángel Hernando commence chaque cercle de lecture par une courte présentation de l’auteur discuté

Dehors, des courageux courent. La nuit tombe, les lampadaires s’allument. Un à un, les habitués s’installent, posent l’ouvrage sur leurs genoux (bien entendu acheté à Punto y Coma) et discutent avec leurs voisins. Peu après 19 heures, Ángel ouvre les débats. Vuestras lecturas de la novela. Hésitation générale, murmures. Puis, quelqu’un se lance et très vite, les accents se mélangent. On se coupe la parole, perdona. On rit, beaucoup. Deux heures durant, un match de ping-pong d’opinions et de remarques se joue au rez-de-chaussée de l’Instituto Cervantes. Les arguments ricochent trop vite pour être captés par des oreilles qui regrettent d’avoir pris LV2 allemand. Heureusement, les regards, les hochements de tête suffisent pour comprendre combien la lecture habite les participants. Ils sont venus discuter, mettre leurs points de vue en perspective et surtout partager ensemble cette culture hispanique qui les relie. Vaincre la morriña, ensemble. Ici, on aime la littérature et on la partage.

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Poussez la porte

Fri, 03/04/2026 - 11:33
Face à la souffrance psychologique, les étudiants savent-ils que des aides sont disponibles ?

Luke Jones pour Unsplash

Depuis la pandémie, les étudiants présentent de plus en plus de symptômes de dépression ou d’anxiété. Des solutions de soutien et d’aide psychologique, gratuites ou presque pour les étudiants existent : l’ULB propose une cellule d’aide qui s’appelle Psycampus. À l’UCLouvain, une cellule d’aide psychologique est prévue sur chaque campus et à l’IHECS, il existe la Cellule Première Écoute, ainsi qu’une psychologue présente pour les étudiants. Mais est-ce qu’ils sont au courant que ces aides existent pour eux ?

Retrouvez notre podcast Poussez la porte sur Soundcloud

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Le Ratz, après la polémique

Fri, 03/04/2026 - 11:06
Conséquences d’un bad buzz

© D.R.

Le Ratz Food Market est un food market qui vient tout juste d’ouvrir ses portes à Ixelles. Mais à peine lancé, l’établissement s’est déjà retrouvé au cœur d’une polémique.

En cause : sa décoration intérieure et son concept, que certains jugent problématiques. Le lieu propose une immersion dans un univers inspiré de marchés asiatiques et de street-food internationale, avec des néons, lanternes, enseignes, murs délabrés, cables, tuyaux..

Plusieurs critiques estiment toutefois que cette mise en scène repose sur des clichés et transforme la culture asiatique en simple décor exotique. Le Ratz est ainsi accusé d’appropriation culturelle et d’esthétisation de cultures asiatiques à des fins marketing, sans réelle représentation des communautés concernées. Face à ces critiques, les responsables du Ratz ont dû réagir et défendre leur projet, affirmant vouloir créer un lieu multiculturel célébrant la diversité culinaire.

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Objectif lune pour Artemis 2

Thu, 02/04/2026 - 10:10
Première mission humaine autour de la lune depuis plus de 50 ans

Dans la nuit de mercredi à jeudi, sur le coup de 00h24, la fusée Artemis II de la NASA va décoller depuis le Cap Canaveral en Floride. À son bord, 4 astronautes s’envoleront pour faire le tour de la lune. Une première depuis plus de 50 ans. Voici les objectifs de cette mission. 

Pour la première fois depuis 53 ans, l’agence spatiale américaine, la NASA va envoyer des astronautes autour de la lune. Baptisée Artemis 2, cette mission de 10 jours est le premier pas vers une présence humaine et durable sur l’astre. Emmanuel Jehin, astrophysicien de l’Université de Liège. « C’est une mission très importante. C’est la première fois que des astronautes vont retourner vers la lune. La dernière fois, c’était lors de la dernière mission Apollo (Apollo 17) », commente Emmanuel Jehin, astrophysicien à l’Université de Liège. « Ici, le but de la mission est de faire le tour de la lune avant de revenir sur la terre. Les astronautes ne vont pas poser de pied sur la lune ».

Créé en 2019 sous l’impulsion de Donald Trump, le programme Artemis s’est développé avec le soutien de partenaires privés comme Tesla et Space X. La stratégie de l’agence spatiale américaine s’est matérialisée pour la première fois en 2022 avec Artemis 1. Cette première mission était consistait à lancer la fusée Orion à vide. Artemis 2 est donc la deuxième étape de la fusée. « Cette nouvelle étape permettra à la fusée de quitter l’orbite terrestre pour la première fois avec des astronautes à son bord. L’idée est de tester toute une série de technologies de communication par rapport aux radiations, de tester leurs scaphandres aussi. En gros, c’est une répétition générale pour tester la capsule Orion », détaille Emmanuel Jehin. Cette capsule devrait une nouvelle fois embarquer en orbite l’an prochain pour Artemis 3, en vue de préparer le quatrième et le cinquième volet du programme qui devraient envoyer à nouveau des astronautes sur la lune, avant la fin du mandat de Trump en 2028.

Au-delà de la stratégie spatiale de la NASA, cette mission aura aussi des objectifs scientifiques afin de confirmer l’hypothèse de la formation du système solaire. « La théorie du Late Heavy Bombardment implique que le système solaire s’est formé dans un environnement très chaotique. Il y avait énormément de collisions. Et il y a notamment eu une collision très violente qui a arraché un bout de la terre pour former la lune », expose le planétologue à l’UC Louvain, Jérémy Rekier qui attend à trouver des preuves de cette pluie d’astéroïdes tombés, il y a 3,9 millions d’années. « Ces impacts sont difficilement visibles sur la surface de la terre parce que l’activité des plaques tectoniques renouvelle la matière à la surface. En revanche, la lune est beaucoup moins active. Et donc, cette mission Artémis va possiblement permettre de trouver ces impacts », complète celui qui est aussi assistant de recherche au département ELIC (Earh and Life Institute). 

Avec ce programme Artemis, les états-Unis ambitionnent d’installer une base semi-permanente au sud de l’astre lunaire d’ici 2032.

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La réforme de la Pro League déjà modifiée

Wed, 01/04/2026 - 22:08
Vers une nouvelle formule qui sacrifierait les clubs amateurs ?

Alexandre Capart

Ce mardi 31 mars, la Pro League a réuni ses clubs dans une assemblée générale pour rediscuter de la réforme votée l’an dernier. La question du quotas de quatre clubs U23 en Challenger Pro League a été débattue pendant plus de deux heures. Une solution hybride a été trouvée mais elle ne devrait pas arranger les clubs amateurs. Explications en vidéo.

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On a trouvé du pétrole à Bruxelles

Wed, 01/04/2026 - 19:13
Poisson d’avril d’Amnesty pour dénoncer une dépendance bien réelle

Photos: Mathias Rodriguez / Amnesty

Bruxelles, mercredi 1er avril. Là où les touristes viennent habituellement admirer l’une des plus célèbres perspectives de la capitale, un spectacle inattendu s’impose. Au sommet du Mont des Arts, une structure simule un puits de pétrole en pleine éruption. Du brut semble jaillir, envahir l’espace, déborder jusque dans les bouches d’égout. Plusieurs barils jonchent le sol. Des silhouettes incarnent les ravages humains de cette matière noire. Le dispositif est un trompe-l’œil. Un poisson d’avril, certes, mais un poisson d’avril politique. À l’origine de cette mise en scène : Amnesty International Belgique francophone. Si ce pétrole est faux, ses conséquences, elles, sont bien réelles.

La directrice d’Amnesty Belgique francophone, Carine Thibaut, ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Selon elle, la dépendance aux énergies fossiles ne relève plus uniquement de l’enjeu climatique. Elle constitue une crise globale des droits humains, aux conséquences déjà visibles et appelées à s’aggraver.

« Ce puits est fictif, mais les dégâts des énergies fossiles sont bien réels. Le dérèglement climatique qu’elles provoquent menace directement des droits fondamentaux comme le droit à la vie, à l’alimentation ou au logement. »

L’argument n’est pas nouveau, mais Amnesty insiste sur son urgence. À mesure que la crise climatique s’intensifie, ses effets deviennent plus tangibles, y compris en Europe. Multiplication des événements climatiques extrêmes, pression accrue sur les ressources, dégradation des conditions de vie : les conséquences ne relèvent plus d’un scénario futur, mais d’une réalité déjà en cours.

Dans ce contexte, la dépendance énergétique apparaît aussi comme une vulnérabilité politique et économique.

« La guerre au Moyen-Orient a révélé notre dépendance. Il est temps que la Belgique passe des promesses à un plan concret de sortie des énergies fossiles. »

Une Belgique encore massivement dépendante

L’action vise aussi à pointer une contradiction politique. Officiellement, la Belgique s’est positionnée en faveur d’une sortie des énergies fossiles lors des dernières conférences internationales sur le climat. Mais dans les faits, le pays reste profondément dépendant de ces ressources.

Aujourd’hui, environ 73 % de l’approvisionnement énergétique belge repose encore sur les énergies fossiles. Plus encore, l’État continue de soutenir financièrement ce secteur. Selon les données avancées par Amnesty, ces aides publiques atteindraient 17,8 milliards d’euros par an. Ce soutien public massif entre en contradiction directe avec les engagements climatiques affichés par la Belgique sur la scène internationale.

Cette dépendance se traduit aussi concrètement à la pompe. Ces derniers mois, dans un contexte de tensions au Moyen-Orient, les prix des carburants ont connu de fortes variations, rappelant à quel point l’économie belge reste exposée aux chocs géopolitiques. Depuis ce mardi 31 mars 2026, le prix maximum du diesel est passé à 2,333 euros/l. Le précédent record absolu était de 2,286 euros en mars 2022.

Pour de nombreux ménages, ces hausses pèsent directement sur le budget quotidien, illustrant le lien entre dépendance aux énergies fossiles et vulnérabilité économique.

L’ONG appelle à un basculement concret : mettre fin aux subventions aux énergies fossiles et rediriger ces financements vers les renouvelables et la réduction de la consommation énergétique.

Derrière la mise en scène, une stratégie politique

Cette action marque le lancement d’une nouvelle campagne nationale.

Premier levier : une pétition adressée au ministre fédéral de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale, Jean-Luc Crucke. L’objectif est d’imposer un calendrier précis de sortie des énergies fossiles.

Amnesty va plus loin. L’organisation appelle également la Belgique à soutenir un traité international de non-prolifération des combustibles fossiles. Un projet encore peu médiatisé, mais stratégique.

Ce traité viserait à interdire de nouveaux projets fossiles, organiser la sortie progressive de la production existante et garantir une transition juste. Autrement dit, encadrer juridiquement la fin des énergies fossiles à l’échelle mondiale.

Une question de souveraineté

Contacté par nos soins, le cabinet du ministre n’a pas donné suite à nos questions écrites dans l’immédiat. Il renvoie vers un communiqué publié le 20 mars 2026, à l’occasion d’une journée d’étude organisée à l’ULB sur les enjeux géopolitiques de l’énergie.

Dans ce texte, Jean-Luc Crucke annonce sa participation à une conférence internationale prévue fin avril à Santa Marta, en Colombie, consacrée à la sortie progressive et « socialement juste » des énergies fossiles. Une initiative qui, selon lui, s’inscrit dans un contexte international de plus en plus instable.

La conférence de Santa Marta est présentée comme une étape décisive pour transformer les engagements en actions concrètes. Jean-Luc Crucke y plaidera pour la formation d’une « coalition des volontaires ». Une approche qui repose sur l’engagement volontaire des États, sans contrainte juridique à ce stade.

« La transition énergétique ne peut plus être pensée uniquement comme une politique climatique. Elle est devenue une question de souveraineté, de sécurité et de prospérité économique. Dans un monde marqué par les tensions géopolitiques et la volatilité des prix de l’énergie, sortir progressivement de notre dépendance aux énergies fossiles est une nécessité stratégique », a déclaré le Ministre lors de la journée.

Parmi les priorités évoquées figurent le renforcement de la tarification du carbone, la réorientation des financements vers les technologies bas carbone, la sécurisation des chaînes d’approvisionnement et l’accélération de la décarbonation des secteurs industriels clés.

Pourquoi Amnesty parle de crise des droits humains ?

Depuis plusieurs années, Amnesty International développe une lecture juridique du changement climatique. Selon cette approche, les États ont des obligations légales. Ils doivent protéger leurs populations contre les atteintes prévisibles aux droits fondamentaux, y compris celles causées par le climat. Or, les énergies fossiles jouent un rôle central dans ces atteintes.

Amnesty International s’est associée au Better Planet Laboratory de l’Université du Colorado, afin de réaliser une étude cartographique visant à estimer l’ampleur potentielle des dommages causés à l’échelle mondiale par les sites actuels et futurs de production de combustibles fossiles. D’après l’étude, au moins 2 milliards de personnes vivent à moins de 5 km de plus de 18 000 sites d’infrastructures exploitant des combustibles fossiles répartis dans 170 pays à travers le monde.

L’organisation rappelle également qu’en 2019, la pollution engendrée par les énergies fossiles a causé environ 6,7 millions de décès prématurés dans le monde, ce qui en fait la deuxième cause principale de maladies cardiovasculaires et respiratoires, et la troisième cause de mortalité.

Concrètement, cela signifie que des populations entières vivent, travaillent et respirent à proximité directe d’infrastructures polluantes. Dans ce cadre, continuer à soutenir les énergies fossiles pourrait être interprété comme une violation des obligations étatiques en matière de droits humains.

L’illusion du Mont des Arts a été démontée en quelques heures. La dépendance aux énergies fossiles, elle, continue de structurer en profondeur les choix politiques du pays.

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L’Ombre de la Buveuse d’absinthe

Wed, 01/04/2026 - 15:04
Parcours d’une œuvre spoliée, entre Paris, Nice et Bruxelles

Qu’est-ce qui se cache derrière le cadre d’un chef-d’œuvre ? En 1942, sous l’Occupation, la collection d’Armand Dorville est dispersée. Parmi les œuvres spoliées : « La Buveuse d’absinthe » de Félicien Rops. 80 ans plus tard, le tableau refait surface dans les dossiers de restitution.

Dans cet épisode, Mammouth Média remonte le fil historique de cette œuvre, de Paris, Nice jusqu’à Bruxelles. Comment prouve-t-on le vol d’un objet après des décennies de silence ? Suivons donc le chemin de cette œuvre et découvrons le combat acharné pour rendre ce que l’histoire a dérobé aux familles spoliées.

Derrière le regard perdu de la Buveuse, se dessine une autre histoire, plus silencieuse : celle d’une multitude d’œuvres disparues, comme une forêt de tableaux fantômes qui hante encore nos musées. Les archives sont sans appel. Selon le rapport final de la Commission Buysse, au moins 885 chefs-d’œuvre ont été spoliés aux familles juives de Belgique par l’occupant nazi. À la Libération, pourtant, l’heure n’est pas à la réparation pleine et entière. La justice hésite, trébuche. À peine 7 % de ces biens retrouvent alors leurs propriétaires légitimes, laissant derrière eux un vide immense.

Aujourd’hui encore, cette ombre persiste : quelque 2 800 œuvres aux provenances incertaines demeurent dans les collections publiques, en attente d’une identité restituée. Parfois, néanmoins, la lumière affleure. Ainsi du tableau Sainte Famille de Jacob Jordaens, identifié et restitué in extremis après des décennies d’errance administrative.

Pour Michel Draguet, historien de l’art, le moment est venu d’affronter ces « angles morts » de notre histoire. Car exposer la beauté ne suffit plus : il faut désormais exposer la vérité. C’est à ce prix que la culture peut devenir un rempart contre l’oubli — et que, dans le creux de ces silences, commence le devoir de mémoire.

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Keyrock, nouvelle licorne

Wed, 01/04/2026 - 13:47
Quel avenir pour les cryptos en Belgique ?

Unsplash

Keyrock, une scale-up bruxelloise spécialisée dans l’achat et la revente de cryptos, a annoncé ce mardi une valorisation à plus d’un milliard de dollars, ce qui la propulse au rang de licorne.
On a été rencontrer Gilles Quoistiaux, journaliste financier à L’Écho, pour nous expliquer.

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Prendre soin des sans chez-soi à Bruxelles

Tue, 31/03/2026 - 16:09
Comment les acteurs répondent à l’urgence sociale dans la rue ?

Crédit photo : Unsplash – Clay Leconey

Selon les estimations les plus récentes, en 2025, près de 1 % de la population bruxelloise est sans abri. Face à cette précarité, les hôpitaux et les associations se trouvent en première ligne. Ils apportent une aide à la fois physique, matérielle et sociale.

Car le besoin de lien est essentiel, bien qu’il soit souvent relégué au second plan. Si les soignants ont pour mission de traiter les corps, la création d’un lien humain s’impose d’elle-même. Pourtant, au fil de nos rencontres, une évidence s’est imposée : ces interventions, aussi nécessaires soient-elles, ne constituent bien souvent qu’un soulagement temporaire — un simple pansement sur une plaie béante.

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Le cordon sanitaire belge sous pression

Tue, 31/03/2026 - 12:16
Un podcast pour comprendre pourquoi le traitement médiatique de l’extrême-droite en Belgique est à un tournant

Face à la montée de l’extrême droite et à l’essor des réseaux sociaux, ce cordon sanitaire politique et médiatique est de plus en plus remis en question.

Depuis les années 90, la Belgique applique un principe unique en Europe : le cordon sanitaire. Il s’agit d’un accord entre partis démocratiques pour exclure l’extrême droite du pouvoir, complété par un dispositif médiatique visant à limiter sa visibilité en ne lui donnant par la parole en direct.

Mis en place après le “dimanche noir” de 1991, ce mécanisme a longtemps été considéré comme efficace, en particulier en Wallonie, où l’extrême droite ne s’est jamais durablement imposée. Mais aujourd’hui, ce modèle montre des signes de fragilisation.

En Flandre, le Vlaams Belang s’est installé dans le paysage politique et, avec un score de 13%, est arrivé en seconde place après la N-VA. Une situation qui rend l’application du cordon plus complexe.

Parallèlement, les réseaux sociaux bouleversent les règles du jeu. Les partis peuvent désormais s’exprimer sans passer par les médias traditionnels, contournant ainsi le cordon médiatique.

Dans les rédactions, des questions se posent et certains estiment que le cordon sanitaire doit évoluer. À l’étranger, notamment en France, l’extrême droite est davantage confrontée que tenue à l’écart.

Entre efficacité historique et limites contemporaines, le cordon sanitaire belge est aujourd’hui à un tournant. Parviendra-t-il encore à tenir l’extrême droite à l’écart, alors qu’une partie du débat politique se déplace hors de son périmètre ?

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Un kot à Schaerbeek, une denrée rare ?

Fri, 27/03/2026 - 14:45
Le déménagement de l’IHECS pose la question du logement étudiant

La prochaine rentrée académique de l’IHECS se fera à Schaerbeek. Après 36 années passées Rue de l’Étuve, dans le centre de Bruxelles, la haute école déménage pour s’installer sur son nouveau site au cœur du Médiapark, à proximité de la RTBF, de BX1 et d’autres acteurs du journalisme, de la communication et de l’enseignement.

Ce déménagement impliquera des changements dans la vie des étudiants, notamment au niveau des déplacements et des logements.

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